Loi sur les offices de commercialisation des produits de ferme, 1972 : Cette loi a servi à créer le Conseil national des produits agricoles (présentement connu comme le Conseil des produits agricoles du Canada). Elle a aussi établi le fondement législatif des offices canadiens de commercialisation. En 1993, le Parlement a modifié la Loi pour permettre la création d'offices canadiens de promotion et de recherche, en plus d'en modifier le titre à Loi sur les offices des produits agricoles.
Loi sur la commercialisation des produits agricoles, 1949 :
La LCPA permet au gouvernement fédéral de déléguer ses pouvoirs en matière de commerce interprovincial et d'exportation à des offices provinciaux de commercialisation. Grâce à ces pouvoirs, les offices provinciaux de commercialisation sont en mesure de réglementer la commercialisation sur les marchés interprovinciaux et d'exportation.
Un office provincial de commercialisation doit demander au gouvernement fédéral de lui déléguer ses pouvoirs en vertu de la Loi sur la commercialisation des produits agricoles. Le CPAC peut guider un groupe dans le processus de présentation d'une demande et piloter sa demande tout au long du processus subséquent d'évaluation et de prise de décision au sein de l'appareil fédéral. Si la demande du groupe est approuvée, le gouvernement fédéral octroie officiellement au groupe l'autorisation visée et décrit les pouvoirs et les restrictions dans un décret de délégation pris en vertu de la LCPA.
Un décret pris en vertu de la LCPA peut être autonome ou servir d'autorisation cadre en vertu de laquelle sont pris d'autres décrets, ordonnances ou règlements.
Un groupe responsable de la commercialisation d'un produit agricole doit franchir plusieurs étapes avant que le gouvernement fédéral approuve sa demande de pouvoirs en vertu de la Loi sur la commercialisation des produits agricoles.
Le groupe doit exister à titre d'organisme officiel de commercialisation d'un produit agricole, auquel le gouvernement provincial compétent a légitimement accordé des pouvoirs de réglementation pour un produit au sein de cette province.
Les pouvoirs accordés au groupe par un gouvernement provincial doivent être énoncés officiellement dans un plan de commercialisation provincial.
Le groupe doit décider qu'il veut obtenir, pour son produit, les mêmes pouvoirs de réglementation dont il dispose déjà sur son marché intraprovincial pour les appliquer aux marchés interprovinciaux et d'exportation.
Le groupe doit demander au Conseil des produits agricoles du Canada les pouvoirs prévus dans la LCPA. La demande écrite doit être accompagnée de certains documents, notamment :
une copie du plan de commercialisation provincial, y compris une description des pouvoirs que lui a délégués sa province;
une ébauche du décret proposé en vertu de la LCPA;
un résumé de l'étude d'impact de la réglementation (REIR).
Alors que le gouvernement fédéral évalue la demande et prend sa décision, le groupe devra peut-être fournir des renseignements supplémentaires, préciser sa demande ou travailler plus étroitement avec son gouvernement provincial.
Lorsque la demande est approuvée, le gouvernement fédéral énonce les pouvoirs délégués au groupe dans un décret de délégation pris en vertu de la LCPA, décret en application duquel d'autres décrets, ordonnances ou règlements peuvents ultérieurement être pris.
Par la suite, un groupe peut demander par écrit au CPAC qu'une modification soit apportée à un décret de délégation. Il est possible qu'il faille procéder à la prise d'un nouveau décret, préparer un nouveau résumé de l'étude d'impact de la réglementation (REIR) ou reprendre à nouveau le processus d'évaluation et de décision. Si les changements sont mineurs, une simple modification peut suffire.
Le Conseil des produits agricoles du Canada évalue les demandes selon la procédure suivante :
Bien que le Conseil soit chargé d'administrer la Loi sur la commercialisation des produits agricoles, la Direction des politiques stratégiques, Agriculture et Agroalimentaire Canada, est responsable de tous les aspects des politiques touchant la Loi et les décrets de délégation pris en vertu de la Loi. Il est donc nécessaire qu'à l'étape préliminaire tous les documents juridiques proposés dans le cadre de la LCPA soient examinés non seulement par le conseiller juridique mais aussi par les agents de la Direction des politiques stratégiques.
Les mémoires nécessitant l'approbation de la Section de la réglementation, ministère de la Justice, sont assujettis aux délais fixés par ce ministère, et selon la complexité du mémoire, peuvent différer considérablement l'un de l'autre. Les décrets de délégation nécessitent la signature du ministre de l'Agriculture et Agroalimentaire avant d'être acheminés au CSC. Le Comité spécial du Conseil a aussi ses propres procédures et délais, comme on l'a indiqué ci-dessus. Chaque dossier de la LCPA a ses particularités : certains mémoires sont simples, tandis que d'autres requièrent des recherches, des discussions avec les clients et des consultations avec des conseillers juridiques.
Le Conseil s'est engagé à communiquer sur une base régulière avec les régies agricoles provinciales et les clients de la LCPA concernant l'avancement des mémoires.
À titre d'information générale et pour l'usage des commissions et offices clients, sont joints au présent document un spécimen de résumé de l'étude d'impact de la réglementation et un spécimen de décret de délégation. Ces documents sont proposés à titre indicatif seulement. Le personnel du Conseil peut donner ses opinions concernant les procédures de préparation des ébauches.
Dans l'application de ces deux lois, le CPAC doit porter une attention particulière aux règlements et ententes connexes. Pour de plus amples renseignements sur les liens des gouvernements provinciaux, consultez les sites suivants.
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